Noces cocasses : la presse en parle

Compte-rendu de Noces cocasses dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 11/07/2013 :

Noces cocasses dans les DNA

Les ficelles du comique sont inépuisables chez Molière, alors pourquoi ne pas les tirer ? Le metteur en scène Pierre Dieppendaële n’a pas hésité à décortiquer chaque mot, chaque geste, chaque double sens du texte de Molière. Et pas n’importe quel Molière : Le Mariage forcé, une pièce courte, où toute sa verve explose en quelques pages.

Sganarelle se réjouit d’épouser Dorimène, mais il réalise vite que ce mariage va lui apporter plus de soucis que de joies. Trop tard ! Le frère et le père de la jeune fiancée le provoquent en duel s’il se dédie de sa promesse. Sous les moqueries et les quolibets, il va mener sa promise à l’autel.

La scène est pratiquement nue, et toute l’action tient au jeu des comédiens amateurs. Seuleune fontaine occupe l’espace à jardin, offrant de multiples idées de jeu. Moins la scène est chargée, plus il est aisé de projeter les spectateurs d’un univers à l’autre. Ainsi, sans entracte, les comédiens ont enchaîné avec la pièce de Gustave Stoskopf.

Un joyeux charivari sert d’unique transition. Louis Ziegler, codirecteur artistique du Théâtre du Marché aux Grains avec Pierre Dieppendaële, a imaginé un véritable ballet, une liesse collective où les comédiens se mélangent. Les magnifiques robes du XVIIe siècle sont bientôt remplacées sur scène par les tenues traditionnelles des années folles, et la fontaine devient un bureau. Conçus par Rita Tataï et Françoise Dapp-Mahieu, les costumes ont été remarqués. Est-ce en raison d’un langage plus proche de nous, du truculent dialecte alsacien, des sourires et des applaudissements remportés par la danse de transition ? Toujours est-il que la pièce de Gustave Stoskopf semble avoir remporté une adhésion beaucoup plus massive. Le public n’hésitait pas à applaudir pratiquement chaque scène.

Er hieroth sini frau, traduire « Il marie sa femme », raconte le quotidien d’une agence matrimoniale strasbourgeoise du début du siècle. Les quiproquos s’enchaînent et son directeur doit démêler les relations familiales et amoureuses compliquées de ses clients. Pour le public non dialectophone, des casques avec traduction simultanée étaient à disposition.

Quelques petits trous de texte à peine détectables, un ou deux hannetons volants entre les rangs de spectateurs et des grésillements dans les casques n’ont pas suffi à entamer la première représentation de Noces cocasses, qui semblait déjà réglée comme du papier à musique. Les comédiens, le metteur en scène et les costumières ont été longuement applaudis.

MARIE GERHARDY

Avec un jeu de photos de surcroit :

Noces cocasses dans les DNA - photos

 

 

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